30 juin 2008
Une maison vigneronne
Lorsque j'étais petite fille les promenades dominicales nous amenaient souvent par là bas ;
déjà la maison n'était plus habitée ;
mais les mauvaises herbes ne nous faisaient pas peur et c'était le plus beau champ d'exploration que nous pouvions souhaiter ;
chaussés de ces magnifiques bottes en plastique de la marque "le chameau" a la fabuleuse couleur kaki bouseux, nous partions avec mes grands frères en chefs de meute, prêts à tenir tête à une armada de couleuvres endormies sous le soleil de printemps ;
elle ressemblait à une belle endormie, petite maison de cet Entre-Deux-Mers magique ;
une étable pouvant accueillir quelques bêtes, un minuscule chai de vinification, un puits devant la maison, une pièce en bas avec une cheminée en pierre, une autre pièce à l'étage, le tour du propriétaire était rapidement fait ;
une petite structure qui permettait à une famille de métayers, comme on les appellent ici, de vivre quasiment en autarcie ;
c'est drôle, je me souviens maintenant du nom des derniers locataires : la famille Gélineau !
et puis, et puis je m'en suis allée par monts et par chemins ;
certains de mes frères, eux sont restés ; ils s'occupent du vignoble familial qui jouxte Boniveau ;
et je "m'en reviens", désireuse de me réapproprier ce terroir qui m'a vu grandir ;
la terre y est féconde, mon grand père nous le disait ;
cette terre pleine d'argile a la couleur si particulière que jamais ni en Australie, ni ailleurs je n'ai pu retrouver la même ;
certaines parcelles auront besoin d'être restructurées, replantées pour assurer la pérennité de notre vignoble ;
la maison, avec sa magnifique vue à 180°C sera réveillée tout en douceur pour ne pas perdre son âme ;
sans faire trop de bruit, nous tâcherons de prendre nos marques tous ensemble ;
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soleil de novembre
le jardin devant la maison ? quelques hectares de cabernet, de petit verdot (cépage magnifique du Bordelais ) et évidemment de merlot pour la rondeur ;
et là-bas plus loin dans les bois, les sangliers et les chevreuils auront le loisir d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte avant que je ne m'aventure à les transformer en civet...
Mots clés Technorati : Boniveau,maison vigneronne,Entre-Deux-Mers
01 octobre 2007
Préalable
Il, aime les coups de pêche ;
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Il, aime bien les coups de chasse ;
Il, a longtemps vécu seul en brousse ; de çà il garde encore quelques séquelles ;
Il, aime bien la solitude pastorale ;
Il, a les pieds profondément ancrés dans la terre ;
Il, pense que la flore & la faune se doivent d'être utile à l'être humain ;
Elle, aime bien organiser son antre ;
Elle, n'aime pas beaucoup courir par monts et par chemin ;
Elle, aime bien les lumières de la ville ;
Elle, aime bien lire, broder, écouter de la musique et..chiner ;
Elle, s'emploie à "soigner" les séquelles de Il ;

Elle, parvient finalement à planter autres choses que des aromatiques, juste pour le plaisir des yeux ;
Mais une chose lie profondément Il et Elle ;
Il et Elle aiment infiniment la vigne, le vin et ce qui s'y rapporte ;
26 février 2007
Préambule
Lorsque l'on a déménagé 34 fois dans son existence, peut-on poser vraiment ses valises quelque part et se sentir chez soi ?
Au commencement, il y avait çà ;
et puis des ronces et des arbres qui poussaient à l'intérieur des 4 murs encore debout ;
c'était le pré carré des sangliers et des chevreuils ;
que rêver de mieux qu'une page blanche pour mettre en scène le repère de "il", le nid de "elle", et leur refuge à tous les cinq ;
C'est le nouveau challenge de la famille "pacome" ;
lorsqu'en plus les promotionnaires de "il" disaient déjà dans l'autre siècle : "bergès, dit le berbère, branleur convaincu, vigneron dans l'âme, finira
chez les zoulous !!!"
si la clairvoyance de cette anticipation n'est plus à démontrer écoutons "elle" vous raconter leur histoire :
Si d'aventure, vous rencontrez "il" vous saurez qu'il n'est de culture que dans les champs ;
ce trait d'esprit signifie en réalité que si la terre est pleine de racines, celle-ci s'enrichira de celles de la famille de "il" ;
"il" a besoin aussi d'ancrer ses deux pieds dans la terre en la faisant vivre ; le respect des traditions rurales fait partie intégrante de sa personnalité profonde ;
les moineaux de "il" commencent à l'intégrer ; l'harmonie avec la nature découlera de la maturité ;
Mais, l'indéniable beauté du paysage a achevé de nous séduire ;
Emplie d'espoirs,de rêves, mais aussi de réflexions liées aux nouveaux modes de vie, à l'environnement en veillant bien sur à ne pas "s'engluer" dans la seule vision contemplative ;












